Jusqu’au 12 janvier, le Musée Guimet propose une exposition dédiée au célèbre photographe japonais Araki Nobuyoshi. Grace à l’incroyable prêt de Stéphane André, 906 polaroïds datant de 1997 à 2024 sont à retrouver dans la rotonde du quatrième étage du musée des arts asiatiques de Paris. L’exposition « POLARAKI, mille polaroïds d’Araki Nobuyoshi » est l’occasion parfaite pour découvrir un artiste hyper prolifique et incontournable de la culture japonaise.
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Araki Nobuyoshi est né le 25 mai 1940 à Tokyo. Il fait ses études à l’université de Chiba et en ressortira en 1963 avec un diplôme d’ingénierie en poche. Il prendra en spécialité des cours de photographie et de mise en scène de cinéma. La photo a toujours fait partie de son quotidien puisque son père, Araki Chotaro, était lui-même un grand amateur de photo.
Quelques années plus tard, il fait la rencontre de la femme de sa vie, Aoki Yoko. Ils se marient en 1971. Sa femme devient son modele favori, sa muse. Il réalise d’ailleurs plusieurs albums de de leur vie de mariage mais aussi de leur nuit de noce. Araki Nobuyoshi nous montre l’arrière du décor, ce qui se trouve derrière les portes closes. Quoi de plus intime qu’un mariage après tout ? On remarque alors les prémices de son style, de son oeuvre. Une plongée dans l’intime au sein d’une société japonaise pudique et discrète.

Le travail d’Araki Nobuyoshi commence peu à peu à s’étendre en dehors du Japon. A partir de 1985, il commence à exposer à l’étranger. Reconnu dans le monde, il commence néanmoins à avoir quelques problèmes avec la justice dans son propre pays. Ses oeuvres sont jugées comme obscènes voire pornographiques selon la loi japonaise.
En effet, les photographies d’Araki sont plutôt sulfureuses. L’artiste est connu pour ses photos représentant l’art du kinbaku et du shibari. Cet art représente un type de bondage où des femmes (en grosse majorité) sont ficelées avec une corde et parfois suspendues en l’air. C’est un des thèmes de prédilection d’Araki.

En effet, l’image de la femme fait partie intégrante de l’oeuvre d’Araki Nobuyoshi. On compte aussi parmi ses thèmes de prédilections les fleurs, l’amour, l’érotisme mais aussi la mort. L’artiste crée un univers de jolies femmes, douces, fragiles, quelque peu mélancoliques et abandonnées à son regard mais aussi à celui du spectateur. Il tient à monter leur beauté.
Il y a en effet un côté très voyeuriste à ces photos. Mais ici, Araki Noboyushi nous fait part d’une métaphore. Il compare les femmes aux les fleurs mais aussi à la vie. Cette dernière est tout aussi fragile et éphémère. Sa femme et muse décèdera prématurément des suites d’un cancer de l’utérus en 1990. L’artiste prendra alors réellement conscience de la fugacité de la vie.

L’exposition « POLARAKI, Mille polaroïds d’Araki Nobuyoshi » au musée Guimet revient sur tous ces thèmes récurrents dans l’oeuvre de l’artiste. Cette exposition est née grâce à l’incroyable don de 906 polaroïds de Stephane André, un passionné d’Araki.
Dans la rotonde du quatrième étage du musée des arts asiatiques de Paris, nous retrouvons 43 colonnes composées de 9 cadres allant du sol au plafond. Cette disposition est celle qui a été mise en place par Stephane André chez lui. Une pièce de son appartement était entièrement dédiée à ces photos. Il y en avait du sol au plafond.
Le polaroïd est l’un des médiums favoris d’Araki Nobuyoshi. Facile d’utilisation, rapide, il faisait presque partie intégrante de son bras. Nous pouvons donc voir un large panel de clichés reprenant tous ses codes. Le cadrage est parfois approximatif, tout comme la netteté des prises. On a vraiment l’impression d’avoir accès à un contenu personnel. C’est comme si on s’engouffrait dans son intimité.
L’exposition prend des airs de cabinet de curiosité où l’on tente de tout regarder en vain… On prend aussi conscience du travail de l’artiste qui aura été plus que prolifique, presque obsessionnel.
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