Cette rentrée culturelle aura mis le couturier Azzedine Alaïa à l’honneur. Car oui, en plus d’une nouvelle exposition à la Fondatation Azzedine Alaïa, c’est aussi au musée de la mode de Paris, au Palais Galliera, que le célèbre couturier a pu être remis sur le devant de la scène. Mais cette fois-ci, ce ne sont pas ses créations qui ont été exposées. Le musée s’est surtout intéressé à sa collection privée.
Azzedine Alaïa était un vrai passionné de mode et dès 1968, il décide de collectionner de nombreuses pièces de grands noms de la couture de peur qu’elles ne se dispersent et se perdent. Jusqu’au 21 janvier, vous pouvez donc aller admirer pas moins de 140 pièces au Palais Galliera.
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Azzedine Alaïa est un couturier majeur de la deuxième moitié du XX° siècle. Son style se caractérise par une certaine sobriété, une élégance évidente et un côté intemporel. Décédé en 2017, il continue aujourd’hui à inspirer de nombreux créateurs. Il est une référence dans le milieu de la mode. Le défunt couturier ne s’est pas contenté de créer, il a aussi tout au long de sa vie collectionner de très nombreuses pièces de grands noms de la mode. Sa collection personnelle est d’ailleurs assez impressionnante.
Grand passionnée d’histoire et par conséquent de l’histoire de la mode et du costume, il a vite pris conscience de l’importance qu’était la préservation de ces pièces uniques. Bien avant que des organismes ou musées décident de créer leurs propre réserve, Azzedine Alaïa avait déjà en tête de collectionner de son côté.


C’est en entrant chez Balenciaga qu’Alaïa prend conscience de l’importance de conserver ces pièces mais aussi de conserver tous les documents ayant servi à leurs créations. En plus des pièces de mode, il prend de le temps de rechercher des patrons, des croquis ou même des photos documentant la conception.
Ce sont d’ailleurs des patrons ultra complexes qu’il découvre un jour à New York, quelques années plus tard en 1980. Ceux-ci appartiennent à Charles James, un créateur qu’il ne connaît pas mais dans lequel il se retrouve énormément. Tous deux mettent une grande importance à la forme, à la coupe, à la structure du vêtement comme pour une sculpture. Il est aussi intéressant de notifier que concernant Charles James, il n’existe que très peu de ses pièces exposées en France. Le fait qu’Azzedine Alaïa en détienne montre à quel point sa collection peut être riche.





L’exposition revient alors tour à tour sur les grands noms de la couture. Des noms qui ont façonné l’histoire de la mode et du costume. Des noms qui résonnent encore aujourd’hui. Tous ont comme vous pouvez l’imaginer fortement inspirés et façonné Azzedine Alaïa.
On peut faire référence par exemple à Adrian et à son glamour hollywoodien. On sait que le couturier franco-tunisien s’est souvent lui-même inspiré des icônes de l’âge d’or Hollywoodien comme cest le cas par exemple avec Rita Hayworth et son iconique robe bustier noire. Il aime les robes qui mettent le corps et les formes en valeur.
Madame Grès aussi est une source d’inspiration sans fin. Il a beaucoup apprit d’elle, s’en est beaucoup inspiré aussi. Une exposition met d’ailleurs en lumière leur travail côte à côte actuellement à la Fondation Azzedine Alaïa.



Au fur et à mesure de notre parcours, nous croisons les noms Chanel et Schiaparelli. Ces deux créatrices pourtant bien différentes ont aussi beaucoup marqué Azzedine Alaïa. Il se retrouve dans la simplicité et le style intemporel de Gabrielle Chanel. En même temps, il est un grand admirateur du travail complètement surréaliste d’Elsa Schiaparelli. Il possède énormément de ses créations et va même jusqu’à organiser une exposition en 2009.

Le couturier s’intéresse aussi aux créations les plus anciennes et notamment à l’époque où la mode comme on l’entend aujourd’hui a pris naissance. Entendons par là le système des défilés et le renouvellement des collections en fonction des saisons. On retrouve donc dans sa collection personnelle des noms comme Doucet et Worth qui ont dominé le monde de la mode au XIX° siècle.

C’est donc à travers une scénographie simple et épurée, à l’image d’Azzedine Alaïa, que vous pouvez aller découvrir une bonne centaine de pièces couture ayant parcouru le temps. Le passé est une source d’inspiration sans fin pour les créateurs d’aujourd’hui. La mode n’est qu’un éternel recommencement en réalité. Le fait qu’Alaïa ait précieusement accumulé et préservé ces pièces montre qu’il en avait pleinement conscience. Passionné d’histoire, il est facile de l’imaginer se donner lui-même comme mission de collectionner le plus d’archives possibles afin de les faire durer dans le temps. Quelle chance donc pour nous aujourd’hui de pouvoir déambuler à travers l’histoire de la mode.
Qu’en pensez-vous ?
L’exposition est à découvrir jusqu’au 21 janvier au Palais Galliera.
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