Le mythe des âmes soeurs

A la veille de la Saint-Valentin, fête des amoureux, je me suis dis qu’il serait intéressant de vous raconter d’où nous vient le mythe des âmes sœurs en m’appuyant sur Le Banquet de Platon, un ouvrage écrit vers 380 avant Jésus-Christ. Ces écrits rapportent différents discours de philosophes de l’époque qui tentent de nous expliquer le sentiment amoureux et sa nature. Le discours qui nous intéresse ici est celui du poète Aristophane qui nous raconte donc, la génèse, le mythe des âmes sœurs.

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Le mythe des âmes sœurs d’après Aristophane dans le Banquet de Platon

Dans Le Banquet de Platon, nous pouvons retrouver le poète Aristophane théoriser sur le mythe des âmes sœurs. Il nous explique qu’au tout début, les créatures sur terre était pourvues de quatre jambes, quatre bras, deux sexes et d’une tête à deux visages. Comme vous pouvez le voir plus haut, ces deux entités collées dos à dos n’en formaient qu’une seule.

Il existait de plus trois variations de créatures : celle qui avait un sexe masculin et féminin que l’on appelait d’ailleurs « androgyne »,  celle qui avait deux sexes féminins et celle qui avait deux sexes masculins. Ces différentes combinaisons étaient si parfaites que les créatures se sentaient littéralement pousser des ailes. Elles étaient tellement heureuses avec leur moitié, qu’elles se sentaient seules au monde et n’avaient besoin de rien d’autre. Elles en oubliaient même de prier les dieux, de les honorer.

Jupiter et Thétis, Ingres, 1811

Jupiter et Thétis, Ingres, 1811

Forcément, Zeus n’appréciait pas du tout ce bonheur et surtout, il se méfiait du pouvoir de ces créatures. Il les soupçonnait de vouloir le renverser et avait peur de devoir se relancer dans une guerre comme celle qu’il avait mené lors de la Titanomachie

Pour assurer ses arrières, il décide donc de littéralement détruire le bonheur de ces créatures en les découpant en deux, en les séparant. Séparés, ils étaient donc moins forts, moins dangereux. 

Élégie et manque d’amour, Bouguereau, 1899

Élégie et manque d’amour, Bouguereau, 1899

Forcément, c’est un crève cœur pour les créatures… Elles se voient séparées de leur moitié, de leur âme sœur. Elles sont fragilisées, incomplètes et ne cherchent qu’une seule chose, se retrouver. 

C’est quand même une histoire assez sadique quand on y réfléchit… Les grecs expliquaient donc le sentiment d’amour ou plutôt cette quête de l’amour, de l’âme sœur, comme étant le résultat d’une punition voire d’une malédiction. 

Les hommes parcourent alors le monde à la recherche de leur double, de l’osmose parfaite. Je trouve tout de même cette histoire assez poétique malgré tout même si elle est plutôt triste. On se rend compte que l’amour ou plutôt le sentiment amoureux était déjà au cœur des préoccupations puisqu’il y avait carrément des théories à ce sujet. On tentait de l’expliquer, de l’analyser et de lui trouver une genèse. La version du poète d’Aristophane me plait beaucoup.

Et vous, que pensez-vous de cette histoire ?


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