Rubens, portraits princiers au Musée du Luxembourg

 

ENFIN ! Me revoilà avec un nouvel article ! Je reviens donc avec la suite de mon article consacré à l’exposition sur Rubens au Musée du Luxembourg. Pour tout vous dire, si j’ai mis autant de temps à revenir sur le blog c’est parce que j’ai participé au court métrage de mon ami entant que costumière  ! Vous avez sûrement pu voir quelques photos si vous me suivez sur Instagram 😉 ! C’était une super expérience que j’espère vite réitérer ! Forcément, le projet m’a prit pas mal de temps et beaucoup d’énergie puisque j’enchaînais directement après mon travail. Je n’avais vraiment aucun temps à consacrer à mon blog et lorsque je rentrais le soir je n’avais qu’une envie : DORMIR ! Me voici donc pour vous parlez de cette exposition ! 😉

J’ai un peu parlé de Rubens dans les grandes lignes dans mon précédent article ! Je parlais du lien qu’il y avait entre lui et la Reine de France Marie de Medicis (1573-1642) et comment ce peintre avait atterri à la cour à peindre les plus puissantes têtes couronnées ! L’exposition commence d’ailleurs à raconter l’histoire de ce duo ! La reine, épouse du roi Henri IV, souhaite immortaliser leur union et choisi alors Rubens pour créer cette dernière preuve d’amour. Commence alors une longue collaboration entre ces deux personnages. Rubens devient le peintre officiel de celle que l’on appelle la « Reine Mère ».

 

L’exposition revient d’abord sur sa formation. Rubens est grandement connu pour ses peintures religieuses et mythologiques. La mythologie greco-romaine est clairement le thème favori des artistes à travers plusieurs périodes puisqu’il permet de raconter des histoires mettant en scène des héros. De plus, les figures grecques représentent la perfection… On pouvait peindre une Vénus complètement nue ou une Diane sortant du bain sans que cela ne cause aucune controverse. Or, si les artistes peignaient une « vraie » femme, la censure était assurée ! Tout était une question de mœurs. Le nu, le vulgaire, était réservé au pamphlet. Les déesses étaient donc une très bonne raison pour faire du nu sans avoir de problème ;). Mais voici que l’on s’égare…

Concernant Rubens, il décide de partir en 1600 en Italie sous les conseils de ses proches pour parfaire sa technique, étudier au cœur de l’art renaissant et s’entourer des meilleurs. Il y a une réelle volonté chez lui d’exceller et de devenir LA référence ! Les peintres flamands sont d’ailleurs réputés pour être de très bons portraitistes. A seulement 23 ans, il se fait remarquer par le Duc de Mantoue, Vincent de Gonzague, pour qui il peindra plusieurs portraits et deviendra officiellement peintre à la cour. Grâce à l’argent que lui donne le Duc, Rubens a le luxe de voyager à travers l’Italie et d’étudier les plus grands artistes. Titien, Michel-Ange, Caravage, Raphael, Leonard de Vinci… Ces grands artistes influenceront énormément son travail. Plus qu’un simple peintre, Rubens rêve de devenir un savant de la peinture. Il étudie donc le travail des plus grands !

 

Suite à la maladie de sa mère, Rubens est obligé de quitter l’Italie et de rentrer chez lui à Anvers. Là, sa notoriété le surpasse et on lui propose une offre qu’il ne peut refuser : Albert d’Autriche et son épouse Isabelle d’Espagne, souverains des Flandres le veulent comme peintre officiel. Ils lui laissent une grande liberté. Rubens, tout en peignant des portraits de la famille de ses souverains, peut d’un autre côté rencontrer de nouveaux clients et faire connaître ses talents auprès des familles les plus puissantes de l’Europe.

Sur ses œuvres, on peut clairement voir le savoir faire et le travail si méticuleux de l’artiste ! Ces souverains sont sublimés dans leur plus beaux apparats. On remarque tout de suite l’ombre de Caravage : ce rideau rouge, si théâtral… Ces modèles sont mis en scène. En même temps, ces tableaux sont vus de tous, il faut donc montrer la puissance de ces ducs et duchesses. Le détail des vêtements est aussi assez incroyable ! L’imprimé de l’armure, la dentelle des robes, les bijoux, les fraises… J’adore !

 

Il est maintenant temps d’aborder le sujet : Marie de Médicis ! Comme je le disais plus haut,  des années après la mort de son époux Henri IV, la souveraine souhaite que Rubens peigne une oeuvre à la gloire de leur vie passée ensemble. En 1621, elle « embauche » le peintre pour se créer son propre album de famille ! Son mari, ses enfants, les époux de ses enfants… Tout le monde y passe ! Marie de Médicis a des liens de parenté avec les plus grands familles souveraines d’Europe. C’est une longue collaboration qui commence entre ces deux personnes ! Rubens immortalise de nombreux instants de sa vie. De plus, maintenant que son mari est mort et qu’elle est devenu régente, elle doit prouver son statut de souveraine à l’Europe. Les portraits la mettront souvent en valeur, en reine forte et puissante. Les toiles la représentant sont d’ailleurs gigantesques ! (C’est pour cela que je n’ai pas de photos… Elles ne donnaient pas assez bien haha !). Rubens la peint tantôt comme souveraine tantôt comme reine rejetée et c’est d’ailleurs lui qui la recueillera et s’occupera d’elle lorsque tout le monde lui tournera le dos… Ce qui prouve leur lien très fort, leur amitié qui s’est tissée au fil des années…

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A quoi sert les portraits ? Grâce à de nombreux subterfuges et symboles, ils permettent de mettre en valeur une personnalité, à la magnifier. Ces princes et princesses deviennent des héros, des vaillants chevaliers ou femmes de très haute vertu. Sont-il vraiment représentatifs de la vérité ? A savoir que les portraits étaient souvent commandés pour offrir en cadeau ou bien pour les mariages arrangés. La vérité n’y est-elle pas en réalité masquée ? Les personnalités y sont lissées et les défauts gommés… Ces souverains se  montraient sous leur meilleur jour dans des scènes valorisantes. Ces tableaux ont en tout cas marqué l’histoire. Ils sont une preuve à travers le temps de faits historiques !

Ce qui est sûr, c’est que Rubens a su s’imposer et devenir un des meilleurs portraitistes de son temps ! Il a joué un rôle important dans l’histoire de ces têtes couronnés et aujourd’hui sans lui, qui se souviendrait d’elles ?

2 commentaires sur « Rubens, portraits princiers au Musée du Luxembourg »

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