No Woman’s Land : Une exposition sur les Femmes Afghanes

Jusqu’au 18 Novembre, vous pouvez retrouver au Réfectoire des Cordeliers une exposition qui vise à mettre en lumière le triste sort des femmes afghanes. Intitulée No Woman’s Land, nous sommes invités à découvrir les conditions de vie que subissent ces femmes sous les lois talibanes. Elles ouvrent les portes de chez elles à Kiana Hayeri et Mélissa Cornet et osent leur raconter la dure réalité de leur quotidien.

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Pendant six mois, Kiana Hayeri et Mélissa Cornet ont parcouru sept provinces de l’Afghanistan à la rencontre d’une centaine de femmes afin d’enquêter sur leur situation ainsi que sur leurs conditions de vie imposées par les Talibans. Leurs droits les plus élémentaires ont été supprimés comme par exemple celui d’étudier ou de s’habiller comme elles le souhaitent. L’exposition met alors en lumière leur vie. La parole leur est enfin donnée. A travers différents clichés, à l’abris dans leur appartement, elles osent dénoncer ce qu’elles vivent au quotidien.

Depuis que les Talibans ont prit Kaboul en 2021 et que les troupes américains ont quitté le territoire, les droits des femmes en Afghanistan n’ont fait que de diminuer jusqu’à complètement disparaitre. Les femmes utilisées comme symbole ultime de moralité, de pudeur et de répression doivent se couvrir entièrement de la tête aux pieds. Elles ne peuvent plus sortir seules dans la rue, n’ont plus le droit de chanter ni même de se parler entre elles. Elles se retrouvent mises complètement de côté, en marge de la société et sont complètement invisibilisées, déshumanisées.

L’exposition No Woman’s Land est très intéressante puisqu’elle met en lumière deux mondes complètement opposés. Dans un premier temps, celui de la rue, où l’on peut clairement parler d’un « apartheid du genre« . Les femmes y sont inexistantes. Et dans un second temps, on retrouve les maisons, le foyer, où ces femmes peuvent enfin prendre la parole. Elles parlent de leurs conditions de vie mais aussi de leurs rêves, de l’espoir qui vit toujours en elles. A l’abris de ces hommes et de cette société hyper patriarcale, la maison devient alors pour les plus « chanceuses » un lieu sûr, un véritable sanctuaire. Mélissa et Kiana peuvent alors les écouter et récolter leur parole afin de la propager au monde entier.

Dans le paysage Afghan, les femmes se sont vues littéralement effacées. Beaucoup d’entre elles ont perdu leur emploi et donc leur indépendance. Il existait environ 12 000 journalistes femmes et aujourd’hui il n’en reste qu’un tiers. Certaines bravent les interdits et persistent malgré de sévères restrictions. Elles sont constamment menacées. De même pour les femmes médecins ou infirmières qui se font de plus en plus rares. Certaines travaillent actuellement dans des ONG. Elles ont d’ailleurs besoin de l’aide des hommes pour s’y rendre, pour les escorter, ne pouvant pas se déplacer librement.

Le retour de ces professionnelles de santé est alarmant. Les jeunes filles souffrent beaucoup plus que les jeunes garçons à cause de la société patriarcale. Les filles sont mal nourries, complètement mises de côté et leur santé est dégradée.

Un problème se pose alors : les jeunes filles ne pouvant plus étudier, qui s’occupera d’elles dans les années à venir ? Qui les soignera ? Qui les aidera à accoucher s’il n’y a plus aucune femmes médecins et si tout simplement plus personne ne s’intéresse réellement à elles et à leur santé ?

Malgré les risques, une sorte de société secrète s’est mise place en Afghanistan. On retrouve par exemple des écoles clandestines sous haute surveillance. Plusieurs attentats ont été réalisés dans des endroits où les femmes étudiaient laissant ces dernières complètement traumatisées. Malheureusement, les jeunes femmes étudiants là-bas savent qu’elles ne pourront jamais avoir de diplôme. Elles rêvent donc de partir étudier à l’étranger mais évidemment tout cela semble bien compliqué.

L’exposition met aussi en avant une grande force et un espoir certain. Entre leurs murs, les jeunes femmes et jeunes filles peuvent se réunir entre elles pour fêter leur anniversaire, se maquiller, embrasser leur féminité. L’espoir ne les quitte pas. Elles rêvent toujours d’un monde meilleur. On retrouve aussi des mères et des grand-mères, tristes de voir l’histoire se répéter sans cesse et rêvant d’un monde meilleur pour leurs filles…

L’exposition No Woman’s Land au Réfectoire des Cordeliers mérite vraiment d’être vue et les voix de ces femmes d’être entendues. Tout le monde est au courant de ce qu’elles vivent. Les médias et même l’ONU ont enquêté sur les conditions de vie des afghanes et pourtant, personne ne fait rien. Elles sont laissées à leur triste sort. Heureusement que des journalistes bravent les interdits pour aller à leur rencontre et que des ONG viennent sur place pour tenter de les soigner, de prendre soin d’elles et de propager leur parole.

No Woman’s Land, Au Réfectoire des Cordeliers, jusqu’au 18 Novembre


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3 commentaires sur « No Woman’s Land : Une exposition sur les Femmes Afghanes »

  1. Cette exposition doit être tellement impressionnante. On entre quelque peu dans l’intimité de ses femmes qui luttent pour leur liberté. Une sorte de cri d’alarme pour faire prendre conscience de ce qui se passe.

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