Alphonse Mucha à l’honneur au Musée du Luxembourg

Après des expositions consacrées à Rubens ou encore à Tintoret, le Musée du Luxembourg met à l’honneur depuis le mois de septembre l’artiste tchèque Alphonse Mucha (1860-1939). Personnalité emblématique de l’Art Nouveau et particulièrement connu pour ses affiches au style si reconnaissable, Mucha est un artiste aux multiples facettes.

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« La Divine Sarah »

Alphonse Mucha arrive à Paris pour ses études en 1887. A côté de cela, il vit entant que graphiste pour des revues, des catalogues ou encore des calendriers. Il travaille ensuite dans un petite magazine dédié au théâtre où il fera sans doute LA rencontre de sa vie d’artiste, celle qui fera avancer sa carrière : il s’agit de l’actrice Sarah Berndhart considérée comme étant la plus grande comédienne de l’époque. Pour la pièce Gismonda, Mucha la dessine et ses affiches se retrouvent placardées dans tout Paris. C’est un succès tel que certains les volent. Il suivra l’actrice dans toutes ces pièces, créera même des décors et des vêtements pour elle.

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Mucha est d’ailleurs principalement connu pour ses affiches de femmes. Son style est facilement reconnaissable. On remarque des courbes se mélangeant à des motifs floraux, sans doute une manière de comparer les femmes à des fleurs délicates. Ils les transforment en nymphe. Les couleurs qu’il utilise sont assez claires et pastels. Tous ces éléments ornementaux ne sont pas sans rappeler l’art nouveau, courant auquel l’artiste se rattache, valorisant la nature face à l’industrialisation de Paris. Le format utilisé est aussi assez emblématique : un format tout en longueur, pas beaucoup d’espace en largeur et une seule figure.

L’artiste a plusieurs cordes à son arc puisqu’il est à la fois dessinateur, peintre, sculpteur mais aussi photographe. Il avait d’ailleurs pour habitude de photographier ses modèles et de régulièrement s’inspirer de ces photographies pour ses dessins.

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Cette exposition est très intéressante dans le sens où en plus de nous parler de l’oeuvre d’une vie d’un artiste, elle aborde aussi une nouvelle forme d’art qu’est la publicité. C’est intéressant de voir comment des produits de consommation pouvaient être mis en valeur à travers des œuvres d’art qui à l’époque devaient sans doute être considérées comme de simples affiches. Mucha travaillait même le packaging de boites à biscuit… C’est assez dingue pour un artiste connu à l’international. La publicité des années 1900 était quand même super canon si on compare à aujourd’hui.

Les inspirations de Mucha sont tellement nombreuses. On reconnait une forte influence du japonisme. Il s’inspire tout autant des motifs ornementaux celtiques, islamiques ou grecs… Evidemment, il s’inspire aussi de sa propre culture slave dont les parisiens raffolent à cette époque.

En plus de son travail décoratif, Mucha utilise l’art de la même manière que pourraient le faire les artistes expressionnistes. Pour lui, l’art est un moyen de s’élever, une sorte de quête spirituelle. A travers son travail comme La Lune ou Les étoiles, il tente de transmettre un message et des connaissances. Il est certains qu’une force supérieure est présente et qu’elle peut nous guider. Fait-il allusion au destin ? Parle-t-il de religion ? On sait qu’il faisait partie de la franc-maçonnerie.

L’exposition montre donc un côté plus mystérieux d’Alphonse Mucha, empreint au mysticisme et en quête de connaissance.


Alphonse Mucha est donc un artiste aux multiples facettes. Au début de sa carrière, il se concentre particulièrement sur l’art décoratif, il est d’ailleurs considéré comme le plus grand artiste de tous les temps de ce genre. A côté de cela, il va aussi promouvoir des artistes, des pièces de théâtres et jouer un rôle majeur dans la publicité et donc dans la société de consommation. Petit à petit, il va délaisser l’art déco pour se focaliser sur quelque chose de beaucoup plus profond comme la philosophie, la réflexion, le questionnement. Son art évoluera ensuite vers quelque chose d’encore plus personnelle. Il tiendra un rôle politique et tiendra ses positions en ce qui concerne la révolution slave. C’est d’ailleurs la partie de l’exposition qui m’a un peu moins intéressée au niveau de l’esthétique et du « beau ». En même temps c’est sûr, la guerre, la famine… Ce n’est pas ce qu’il y a de plus gai !

Que pensez-vous de ces célèbres affiches d’Alphonse Mucha ?

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7 commentaires sur « Alphonse Mucha à l’honneur au Musée du Luxembourg »

  1. Ravie qu’une autre chronique sur cette exposition paraisse, car elle est importante et nous montre son influence sur la naissance de sa patrie et de la communauté slave. Même si, comme ce post, je préfère la première partie, terriblement moderne !

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  2. C’est super beau ! Ca me fait penser aux Arcanes majeures du Tarot divinatoires sont les illustrations ont un rapport avec les religions, l’amour, le sexe, des dépendances, l’argent, la naissance, la mort ect !!

    Merci pour ce beau partage Sonya !

    Aimé par 1 personne

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