Exposition « Révéler le féminin » au Musée Cognacq-Jay

Jusqu’au 20 septembre, le musée Cognacq-Jay dévoile une exposition consacrée à la mode féminine du XVIII° siècle. Intitulée « Révéler le féminin, mode et apparence au XVIII° siècle« , celle-ci revient sur la place des femmes et de leur féminité au temps des Lumières. A la fois idéalisée et fantasmée, comment la féminité se traduisait-elle à cette époque ? Cette exposition voit le jour en collaboration avec le Palais Galliera, le musée de la mode de Paris. Le parcours nous invite à découvrir plusieurs thématiques liés à la féminité au temps des Lumières à travers des costumes d’époque et de nombreux tableaux.

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Le portrait émerge considérablement à partir du XVIII° siècle. Aristocrates et bourgeois se ruent dans les ateliers d’artistes pour se payer ce petit luxe. Le but était alors de se montrer sous son meilleur jour en portant ses plus belles toilettes et ses plus beaux bijoux. Plusieurs artistes en ont fait leur spécialité comme c’est le cas par exemple pour Vigée Le Brun, connue entre autres pour être l’une des portraitistes officiels de la dernière reine de France, Marie-Antoinette. Les jeunes femmes sont souvent représentées à leur avantage, leur coiffure sont travaillées et leur maquillage parfois appuyé. A travers ces portraits, elles créent la mode. L’art du portrait est vraiment intéressant puisqu’il est un témoin majeur de son époque. En les regardant aujourd’hui, nous pouvons nous rendre compte de la mode de l’époque, des couleurs tendances, des tissus utilisés, des coiffures considérées à la mode.

C’est à partir de 1770 que le retour au naturel voit le jour. Fortement influencé par les romans, le théâtre et la philosophie, la mode féminine se transforme et marque un retour au naturel. Les robes sont plus légères, on favorise par exemple les matières comme le coton ou la mousseline blanche. Cela vient directement des vêtements d’intérieur et même des vêtements de nuit. La lingerie autrefois cachée en-dessous prend littéralement le dessus. Cela marque un gout pour le confort tout en restant raffiné. Cette mode inspirera énormément le XIXème siècle.

En plus de l’art du portrait, le XVIII° siècle voit émerger une toute nouvelle scène de genre : la fête galante. Des artistes comme Watteau, Lancret ou encore Boucher misent sur une féminité fantasmée et idéalisée. Ces scènes mettent en avant l’amour et les plaisirs. Il y a quelque chose de très théâtrale dans ces scènes. Aristocrates et bourgeois prennent les traits de bergères ou de pèlerins et se font la cour. Ces scènes galantes mettent en avant les jeux de l’amour, la séduction, les plaisirs simples de la vie. Les femmes y sont souvent représentées comme des cœurs à prendre ou des fleurs à cueillir.

L’exposition « Révéler le féminin, mode et apparence au XVIII° siècle » du musée Cognac-Jay propose quelques œuvres beaucoup plus contemporaines. On retrouve par exemple cette robe bustier de la Maison Chanel signée Karl Lagerfeld provenant de la collection Haute Couture Printemps-Ete 2019. Ou encore cette photographie de Steven Miesel représentant Linda Evangelista. Ces pièces prouvent que les codes d’antan ont perduré à travers le temps. Corsages, bustiers, baleines, dentelles et mousselines font toujours parties du vestiaire féminin. 

Que pensez-vous de cette exposition ?


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