Découvrez l’exposition « Azzedine Alaïa et l’Afrique »

Jusqu’au 4 janvier 2027, la Fondation Azzedine Alaïa propose une nouvelle exposition consacrée au couturier. Intitulée tout simplement « Azzedine Alaïa et l’Afrique« , l’exposition montre l’influence du continent africain sur les créations de l’artiste. Plusieurs silhouettes sont exposées datant des années 80 jusque 2016. Elles nous permettent de voir que l’Afrique a toujours été un puit d’inspiration pour Azzedine Alaïa.

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Un retour aux sources

Azzedine Alaïa est né et à grandi en Tunisie. Il y a même fait des études de sculpture aux Beaux-Arts de Tunis. Arrivé très jeune à Paris, il se fait naturaliser en 1989. Il n’oublie pas pour autant d’où il vient. A travers ses collections, il rend souvent hommage à son enfance et à tout ce qu’il a pu y voir. Dans ses créations, on retrouve alors plusieurs références. Le couturier rend hommage à son Afrique du Nord, au Maghreb, mais aussi à l’Égypte, à l’Afrique subsaharienne et au Kenya qu’il a pu d’ailleurs découvrir en 1996 avec le photographe, Peter Beard. Alaïa nous dépeint alors une Afrique rêvée et fantasmée à travers différentes collections hommage.

La Scénographie

L’exposition « Azzedine Alaïa et l’Afrique » nous met à disposition une soixantaine de silhouettes datant des années 80 à 2016. Celles-ci sont exposées devant des peintures signées Kris Ruhs. Ces toiles reprennent la palette de couleurs des paysages subsahariens. On retrouve des teintes qui font références au sable, à la terre, des oranges et rouges intenses. Les décors et les silhouettent se fondent parfaitement et créent un ensemble harmonieux. La scénographie prouve encore une fois que l’art et la mode sont indissociables et peuvent communiquer entre eux.

Les références aux pays d’Afrique

Azzedine Alaïa n’était pas un grand voyageur. C’est quelque chose qu’il assumait complètement. Il devait sans doute trouver son inspiration dans les livres et dans les photos qu’ils pouvaient voir. Tout cela a créé en lui un imaginaire plutôt riche. Il était en revanche passionné par l’Egypte et notamment par le rituel de momification. Cela se retrouve énormément dans ses robes bandages. Ces robes sont devenues des pièces emblématiques de ses collections. Elles gainaient parfaitement le corps et le mettaient en valeur.

Dans ses autres pièces, les références à l’Afrique peuvent parfois être plus subtiles. On retrouve des couleurs comme le marron, le orangé ou le rouge vif. On retrouve aussi des imprimés léopard. C’était pour le coup des inspirations moins conscientes de la part d‘Azzedine Alaïa. Le commissaire de l’exposition, Olivier Saillard a tout de même trouvé intéressant d’intégrer ces silhouettes à l’exposition.

Le voyage au Kenya en 1996

A l’occasion d’une invitation par le magazine Elle, Azzedine Alaïa a pu voyager au Kenya en 1996 avec le photographe Peter Beard. Hormis ses allers retours en Tunisie, dans son pays natal, c’est l’un de ses seuls voyages en Afrique. Pendant ce voyage de dix jours, le couturier a pu rencontrer le peuple massaï. L’étage de la Fondation Azzedine Alaïa expose plusieurs photos de ce voyage qui semble avoir laissé un souvenir indélébile dans l’univers du couturier.

Que pensez-vous de ce genre d’exposition ?


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