Botticelli à l’honneur au musée Jacquemart-André

Jusqu’au 24 janvier 2022, le musée Jacquemart-André propose une exposition dédiée au grand maître de la renaissance italienne, Sandro Botticelli. Référence ultime du Quattrocento (XV° siècle), l’exposition met en lumière les qualités d’artiste de cet homme à la tête d’une véritable entreprise.

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Le Printemps, Botticelli, 1478-1482

Le Printemps, 1478-1482

BOTTICELLI, L’ARTISTE EMBLÉMATIQUE DE LA RENAISSANCE ITALIENNE 

De son vrai nom Sandro Filipepi, celui qui prendra comme nom d’artiste Botticelli naît à Florence en 1445 au sein d’une famille modeste de tanneurs. Petit dernier d’une fratrie de quatre enfants, on le décrit comme étant un peu dans son monde, calme et en retrait. A 13 ans, il commence une formation d’orfèvrerie. Cette formation lui sera d’ailleurs bien utile des années plus tard. Il commence ensuite une formation de peinture à 19 ans, ce qui s’avère être tout de même assez tard pour cette époque. C’est donc au côté d’une pointure de Florence Filippo Lippi que Botticelli fait ses débuts en y apprenant toutes les techniques liées à la peinture ainsi qu’à la fresque.

La Vierge à l’enfant, 1467-1470 / Madone au livre, 1483-1483

UNE REPRODUCTION QUI VIRE À L’OBSESSION

Fortement influencé par son maître, Botticelli va d’abord s’entraîner en recopiant de nombreuses œuvres de son ainé. Néanmoins, il s’en détache très vite et impose peu à peu son propre style. Son travail des couleurs et des formes est assez remarquable. Dans un premier temps, il se dévouera à des sujets religieux comme par exemple le thème de la vierge à l’enfant qui est clairement un de ses sujets favoris. Il n’aura d’ailleurs de cesse de recopier plusieurs fois ces mêmes œuvres cherchant à se surpasser. C’est quelque chose que l’on retrouvera tout au long de sa carrière. Cette reproduction massive virera parfois à l’obsession, tout cela dans le but sans doute, d’une quête de la perfection. 

Le jugement de Pâris, Botticelli, 1482-1485

Le jugement de Pâris, 1482-1485 

UN VÉRITABLE CHEF D’ENTREPRISE

Botticelli reste dans l’atelier de Lippi de 1464 à 1467, il part ensuite étudier avec d’autres grands maitres de Florence pour au final ouvrir son propre atelier en 1970, un an après la mort de Filippo Lippi. A cette époque, nous sommes en plein essor artistique en Italie. Florence et ses nombreux artistes sont reconnus de tous.

Plusieurs jeunes artistes viennent donc étudier dans l’atelier de Botticelli et travaillent à partir de ses propres dessins. C’est là qu’une question se pose, beaucoup d’œuvres exposées au musée Jacquemart-André sont signées de la main du grand maître italien alors qu’en vrai, certaines ont été réalisé par ses élèves. Botticelli supervisait toujours bien sûr, mais où se trouve donc la notion d’œuvre originale ? L’artiste avait un rôle de chef d’orchestre et répartissait les rôles. Il avait d’ailleurs de nombreuses commandes que ce soit par des particuliers, par l’Eglise ou encore par la ville de Florence. Il réalise de nombreux plans comme un véritable designer pour diverses choses : tapisseries, broderies, objets variés… Tout cela était réalisé avec différents artisans. 

Julien de Médicis, Botticelli, 1478-1480

Julien de Médicis, 1478-1480

UNE RELATION PRIVILÉGIÉE AVEC LES MÉDICIS

C’est à partir de 1470 et sur une vingtaine d’année ensuite que Sandro Botticelli connaît sa période la plus fructueuse. Il jouit d’une très bonne réputation malgré une très rude compétition mais se retrouve tout de même à travailler pour une des familles italiennes les plus puissantes de cette époque, les Médicis. Connu d’abord pour ses tableaux religieux et historiques, Botticelli va réaliser différents portraits des membres de cette riche famille de banquiers. Les mettant toujours en valeur, les incrustant parfois même dans des scènes religieuses ou à travers les traits de mages ou autres personnalités religieuses, Botticelli signe vraiment le contrat de sa vie avec les Médicis qui le mettent clairement à l’abris financièrement et cela pendant vingt ans. Il devient leur artiste fétiche. Ses portraits sont réalistes, expressifs mais tout en sobriété et fortement inspirés des portraits flamands. Le plus célèbre est celui de Julien de Médicis réalisé entre 1478 et 1480 lorsque ce dernier est tué. 

Venus Pudica, 1485-1490

VENUS, UNE BEAUTÉ IDÉALISÉE

Concernant le sujet préféré de l’artiste, il est sans nul doute centré sur la figure féminine. Son œuvre la plus célèbre, grande absente de l’exposition, est La Naissance de Vénus réalisée en 1486. Cette figure représente le nu italien parfait. Elle se retrouvera énormément dans toute l’œuvre de l’artiste que ce soit sous forme de déesse, de vierge ou de simple allégorie. On retrouvera très souvent cette chevelure claire et ce regard mystérieux voire mélancolique très caractéristique du style de Botticelli


L’exposition consacrée à Botticelli au musée Jacquemart-André revient donc de manière assez complète sur l’ensemble de la carrière du célèbre artiste florentin. On y découvre toute une organisation derrière ce grand talent que l’on pourrait imaginer travailler seul dans son coin alors qu’en réalité, il était plutôt entouré. Ayant marqué l’époque de la renaissance italienne que ce soit par son style figuratif si reconnaissable, ses compositions mais aussi ses formats novateurs comme c’est le cas pour le tondo (format arrondi symbole d’intimité), il décèdera en 1510, quasiment oublié de tous à cause de l’engouement réservé à Leonard de Vinci et Michel-Ange.

Que pensez-vous du travail de Sandro Botticelli ?


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3 commentaires sur « Botticelli à l’honneur au musée Jacquemart-André »

  1. Je ne suis pas forcément fan de ce style mais mon favori est « Le Printemps » ! 🙂
    Je me reconnais dans l’obsession de la perfection par rapport à une œuvre, car je ne cesse de retravailler mes textes. C’est terrible car ce sera toujours difficile pour moi de relire mes textes, puisqu’à chaque fois je trouve quelque chose que j’ai envie d’améliorer ou d’écrire autrement. ^^

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